Selon Louis Graves, « Brétigny était au huitième siècle une dépendance de la maison royale de Quierzy (Carisiacus). On y voyait une abbaye considérable qui fut détruite, ainsi que ce château, par les Normands. Le pape Étienne III vint en 754 au monastère de Brétigny, dans lequel était une école de théologie ; les religieux lui proposèrent différentes questions sur le mariage, le baptême et le gouvernement du clergé. La réponse du pape, datée de Quierzy en dix-neuf articles, est insérée au deuxième volume des Conciles de France. Willebert évêque de Châlons fut sacré à Brétigny, au mois de décembre 868 par Hincmar archevêque de Reims, assisté d'Eude évêque de Beauvais, et de ses autres suffragans,On indique comme ayant vécu à Brétigny saint Gamon, dont le nom seul est connu, et saint Hubert dont le tombeau fut pendant plusieurs siècles le but d'un pèlerinage célèbre.Le monastère-fut réduit, après l'incendie des bâtimens, en un prieuré simple qui relevait du prieuré de Lihons-en-Santerre, ordre de Cluny. Il devait y avoir cinq moines ».