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Brétigny

La mémoire de la commune

Brétigny est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Au fil de l’histoire

Selon Louis Graves, « Brétigny était au huitième siècle une dépendance de la maison royale de Quierzy (Carisiacus). On y voyait une abbaye considérable qui fut détruite, ainsi que ce château, par les Normands. Le pape Étienne III vint en 754 au monastère de Brétigny, dans lequel était une école de théologie ; les religieux lui proposèrent différentes questions sur le mariage, le baptême et le gouvernement du clergé. La réponse du pape, datée de Quierzy en dix-neuf articles, est insérée au deuxième volume des Conciles de France. Willebert évêque de Châlons fut sacré à Brétigny, au mois de décembre 868 par Hincmar archevêque de Reims, assisté d'Eude évêque de Beauvais, et de ses autres suffragans, On indique comme ayant vécu à Brétigny saint Gamon, dont le nom seul est connu, et saint Hubert dont le tombeau fut pendant plusieurs siècles le but d'un pèlerinage célèbre. Le monastère-fut réduit, après l'incendie des bâtimens, en un prieuré simple qui relevait du prieuré de Lihons-en-Santerre, ordre de Cluny. Il devait y avoir cinq moines ».

Il indique également que « Brétigny avait une forteresse qui commandait le passage de l'Oise et communiquait avec la rivière au moyen d'un double fossé » dont le pont subsistait au XIXe siècle.

En 1438, Jean de l'Isle, capitaine de Dive, se retire dans la forteresse de Brétigny, d'où il moleste les habitants de Noyon. Le comte d'Eu l'ayant fait prisonnier, lui fit trancher la tête sur la place de l'Hôtel-de-Ville, ainsi qu'à vingt de ses compagnons. La forteresse fut immédiatement ruinée.

En 1851, l'Oise était traversée par un bac et la commune comptait un moulin à vent ainsi qu'une cendrière.

Les origines du nom

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brittenacus (vers 814) ; Brittinacus (970) ; Brittennaci monasterium (Xe) ; de Britiniaco (1132) ; Sancti Petri de Britiniaco (1134) ; Britanniacum (1150) ; Breteigniacus (1176) ; Brittinnacus (1176) ; Bertigny (XIIe) ; Britigniaci (1204) ; Bretegni (1207) ; inter Babodium et Brethegni (1207) ; in gravia juxta Bretigniacum (1208) ; de Britigniaco (1248) ; Breteigni (1263) ; Breteigny (1263) ; de Britinniaco (1319) ; Brethigny (1503) ; Brétigny sur Oise (XIXe) ; Brétigny (1840).

Il s'agit du type toponymique gallo-roman Britinniacum ce qui veut dire « propriété du Breton ». Le nom atteste donc que le territoire était à cette période attribué à un Breton, venant de l'île de Bretagne, la Grande-Bretagne d'aujourd'hui, à l'époque des migrations bretonnes (VIe siècle).

Un patrimoine à découvrir

L'église Saint-Hubert classée monument historique en 1920, édifice des XIIe et XIVe siècles dont le chœur est doté d'un chevet plat. L'édifice, très endommagé en 1918 à la fin de la Première Guerre mondiale, a été restauré de manière exemplaire sous l'autorité de l'architecte A. Collin et a gardé ses caractéristiques médiévales. C'est à la fois une église paroissiale et de l'ancien prieuré de Brétigny : la courte nef refaite et autrefois réservée à la paroisse sous le titre de saint Nicolas précède la partie correspondante au prieuré, constituée d'un faux transept sur les bras duquel se greffent deux chapelles carrées, et un chœur à chevet plat formé de deux travées. Le chœur est d'une exceptionnelle qualité. Beaucoup plus haut que le faux transept, il comporte une première travée, courte et aveugle, correspondant aux chapelles, qui sont voûtées d'ogives retombant sur des chapiteaux à crochets, suivie d'une seconde travée, de plan carré, et inondée de lumière. Les murs latéraux sont percés de doubles lancettes élancées, délicatement soulignées, à l'intérieur comme à l'extérieur, par des colonnettes en délit et une moulure torique. Le mur du chevet superpose de manière spectaculaire trois lancettes et une grande rose à douze lobes, dont la conception semble inspirée de celle de la cathédrale Notre-Dame de Laon.

Activités nautiques sur l'Oise, avec un embarcadère pour les canoës aménagé en 2015 sur les berges de la rue du Bac.

Monolithes de grès le long du chemin dit de Saint-Hubert, où il était coutume pour les pèlerins de faire station et de prier ;

Des vies liées à la commune

Saint Hubert de Brétigny (mort vers 714), ou Hugbert, moine à Brétigny (Britannicum) ; fêté le 30 mai.

La seigneurie temporelle appartient pendant longtemps sous l'Ancien Régime à la maison de Gesvres, d'où elle passa au marquis de Barbançon.

Le paysage et le village

Brétigny est un village rural du Noyonnais de la rive gauche de vallée de l'Oise, situé à 8 km à l'est de Noyon, 27 km au nord-ouest de Soissons, 75 km au nord-ouest de Reims et à 95 km au nord-est de Paris.

Il est aisément accessible par les anciennes nationales RN 32 et RN 334 (actuelles RD 1032 et 934).

Au milieu du XIXe siècle, le territoire communal était décrit comme « une plaine à peu près triangulaire, bornée au nord par le cours de l'Oise. Le bois de Brétigny occupe vers l'est la région moyenne ; tout le reste est découvert. Le ruisseau de Camelin coule, en partie sur la limite de l'ouest ».

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